La lumière a la couleur de perle qui montre une sorte de satisfaction:

1 LE CLEZIO, La ritournelle de la faim, op.cit., p.52.
2 LE CLLEZIO, Désert, Op.cit., p.22.
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La lumière est comme un élément purifiant qui peut éliminer tous les malheurs et les malédictions. Pour Lalla, la lumière est comme un soulagement de son esprit qui peut libérer et effacer tous ses soucis et tristesses. :

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1 LE CLEZIO, La ritournelle de la faim, op.cit., p.17.
2 LE CLEZIO, Désert, Op.cit., p.309.
3 Ibid., p.200.
Les jeux de la lumière jouent aussi un rôle essentiel chez Le Clézio. La lumière est la note dominante dans les paysages décrits par Le Clézio. Elle note la richesse de cette lumière tantôt douce, tantôt éblouissante, lorsqu’elle émane directement du soleil :

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« Le soleil est l’astre roi, symbole du pouvoir éclatant, de l’influence rayonnante »2. Dans l’ensemble de son œuvre, la lumière du soleil constitue un milieu favorable. Par l’attention que Le Clézio porte aux reflets du soleil, elle cherche à donner l’illusion de la vie.

1 Ibid., p.309.
2 GARDIN, Nanon, Petit Larousse des symboles, Op.cit., p. 579.
II.II.2 L’eau claire
En dehors de l’aspect ténébreux, inquiétant et lourd de l’eau, il existe un autre aspect qui est celui de l’eau joyeuse et claire. Ceci, en effet fait l’objet de notre étude. «Quatrième élément constitutif du monde, l’eau symbolise la pureté, la fécondité, la féminité et la réceptivité. »1
L’eau claire est la naissance et renaissance. Elle sort du sein de la terre et elle a le pouvoir de ressusciter après chaque descente dans les entrailles de la terre.

Dans Désert, les deux idées de la source comme origine quasi mythique du cours d’eau et sa situation dans les roches se combinent dans un passage où l’eau de la rivière jaillit dans l’ailleurs inaccessible.

<< C'est le moment aussi ou Aamma parle des temps anciens, de la vie dans les terres du Sud, de l'autre cote des montagnes, la où commence le sable du désert et où les sources d'eau sont bleues comme le ciel. >>2

1 GARDIN, Nanon, et al., Petit Larousse des symboles, Op. cit. ,p. 239.

2 LE CLEZIO, Désert, Op. cit., p.163.
Dans La ritournelle de la faim, Le Clézio parle d’un bassin clair et calme :

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L’eau est comme un miroir et reflète le ciel. Le miroir limpide est un symbole de la sagesse et de la connaissance. Le miroir ne sert alors pas d’objet de réflexion mais de réflexion sur l’objet qui se reflète. Alors dans ce texte le bassin est un moyen de reconnaissance.

Cet extrait de Désert, nous raconte de la pluie propre et vierge:

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1 LE CLEZIO, La ritournelle de la faim, op.cit., p.22.
2 LE CLEZIO, Désert, Op.cit. , p.421.
Quand Lalla est en train d’accoucher sa fille, la pluie commence à tomber. La pluie est symbole des influences célestes reçues par la terre. Ce qui descend du ciel en terre, c’est aussi la fertilité de l’esprit, la lumière, les influences spirituelles. L’eau est si fraîche et vierge que Lalla la boit avec le plaisir et la joie.

L’eau douce sera toujours dans l’imagination des hommes une eau privilégiée. Selon Bachelard :

« L’eau du ciel, la fin pluie, la source amie et salutaire donnent des leçons plus directe que toutes les eaux des mers. C’est une perversion qui a salé les mers. Le sel entrave une rêverie, la rêverie de la douceur, une des rêveries les plus matérielles et les plus naturelles qui soient. La rêverie naturelle gardera toujours un privilège à l’eau douce, à l’eau qui rafraîchit, à l’eau qui désaltère. L’eau pure et claire est, en effet, un appel aux pollutions.»1

1 BACHELARD, Gaston, L’eau et les Rêves Essai sur l’imagination de la matière, Op.cit., p. 177.
Dans une autre scène de Désert, Lalla sent la fraîcheur en se baignant dans la rivière:
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Dans ce passage de Désert, Lalla rêve des cités qui sont pour elle comme un paradis. Dans cette cité, tandis qu’il y a des fleurs et des arbres, il ya aussi des lacs qui sont bleus comme le ciel où l’eau devient l’héroïne de la douceur et de la pureté.

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1 LE CLEZIO, Désert, Op.cit. , p.413.

2 Ibid., p.203.

Les caractéristiques de l’eau ≪ tombée directement du ciel ≫ reviennent. Elle est ≪ belle ≫, ≪ pure ≫, mais encore ≪ si neuve qu’elle doit guérir celles qui en ont besoin≫. Puis, elle est ≪ claire ≫ et ≪ légère ≫, deux caractères qui la lient à son origine, le ciel et les nuages. Cette eau céleste vient de naître, et son caractère neuf fait d’elle une force apaisante. En effet, elle transfère ses qualités à celles qui s’y baignent : ≪ les corps plus laids deviennent beaux a travers le cristal de l’eau pure ≫. L’eau agit tel un filtre embellissant entre les corps et le spectateur:

« Et puis, l’eau est si belle, si pure, l’eau tombée directement du ciel dans la grande citerne, l’eau est si neuve qu’elle doit guérir celles qui en ont besoin. […] C’est cette eau-là que Lalla préfère .Elle est claire comme l’eau des sources de la montagne, elle est légère, elle glisse sur sa peau propre comme sur une pierre usée, elle rebondit dans la lumière, elle rejaillit en milliers de gouttes. Sous la fontaine d’eau, les femmes lavent leurs longs cheveux noirs alourdis. Même les corps les plus laids deviennent beaux à travers le cristal de l’eau pure, et le froid réveille les voix, fait résonner les rires aigus. »1

1 LE CLEZIO, Désert, op.cit., p.p. 153.154.
S’y combinent l’idée du torrent comme un courant d’eau dont la puissance est soulignée par le bruit, et l’idée de la pureté de l’eau, suggérée pour la première fois dans Désert.

Cette image fait du torrent un lieu de prédilection pour l’ablution corporelle et spirituelle :

« C’était comme s’il était déjà en marche vers les hautes falaises du Nord, là où commencent les plateaux, là où naissent les torrents d’eau claire, l’eau

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